Boujour, je m'appelle Fraid, j'ai 23 ans, et (entre autres dans la vie) je viens d'être diplômé d'une école de commerce en région parisienne. Vous connaissez les écoles de commerce? Ce sont les écoles en quatre ans à 40 000 Francs l'année, que seuls les fils de riches peuvent s'offrir, pour devenir riches à leur tour. Mais rassurez vous, ce n'est pas parce que vous n'aurez pas fait d'école de commerce que vous ne serez pas riches un jour, et ce n'est pas parce que vous serez riches un jour que vous serez heureux. Alors que jusqu'à preuve du contraire, notre but, c'est quand même d'avoir une vie heureuse.
La preuve de tout ça? Eh bien la preuve c'est moi. Je suis né dans une bonne famille et j'ai eu tout le confort matériel imaginable. Imaginez : toutes mes vacances je les ai passées à la mer ou bien à la montagne, j'avais une console de jeux vidéo, je vivais dans une maison très confortable avec tout ce que l'on puisse imaginer dedans. Est-ce que pour autant j'étais heureux avec tout ça? Eh bien non ; à la place je me bouffais le cerveau avec des questions sans réponses. Vous savez sans doute de quelles questions je veux parler, et j'espère que vous vous les êtes posées au moins une fois dans votre vie.
Le bonheur, ce n'est pas l'absence de problèmes. Comment peut on dire que le bonheur est le déficit de quelque chose? La société de consommation est une société qui rend fou. Vous regardez la télévision, vous lisez des magasines, et vous voyez dans des publicités des corps de rêve, des destinations de rêve, des maisons de rêve, bref, une vie de rêve. Ensuite, vous rêvez de posséder toutes ces choses, de faire toutes ces activités, de devenir ces gens. Le problème, c'est que pour réaliser ces rêves qui ne sont même pas les vôtres, il vous faut beaucoup d'argent. Et pour cela, vous travaillez 35 heures par semaine, au mieux...
Ce que nous apprenons en école de commerce, c'est "faire de l'argent". Un de nos cours s'appelle "marketing". Le marketing consiste à être "à l'écoute du marché" (vous, moi, la prairie, les moutons) pour y dénicher des besoins. Ensuite, nous concevons et commercialisons des produits ou des services qui viennent satisfaire ces besoins. Le problème c'est que nous sommes beaucoup d'entreprises à vouloir faire de l'argent, mais que les besoins sont limités. Donc, nous faisons de la publicité pour convaincre que ce que nous vendons est meilleur que ce que vend notre concurrent, et surtout nous créons des besoins artificiels.
Voilà ce que je me dis. Dans la vie, il faut savoir ce dont nous avons réellement besoin, nous donner les moyens de satisfaire ces besoins, rester maître de notre vie et trouver des équilibres. Etre en bonne santé, avoir un toit, avoir de quoi manger, être entouré de gens qui nous apprécient pour ce que nous sommes, partager avec ces gens, avoir une famille, un conjoint et des enfants, se développer par le sport, la connaissance, et par des activités qui font de nous une personnalité unique, aimer et être aimé, mais surtout penser à faire du bien plutôt que penser uniquement à se faire du bien : c'est cela qui fait le plus de bien. Le bonheur, ce n'est pas le dernier SAMSUNG, la lessive OMO, une FERRARI, un jean DIESEL, un IPOD.
J'ai eu l'idée de ce site Internet dans le RER en me rendant à mon école de commerce. Je ne prétends pas une seule seconde détenir une vérité sur quoi que ce soit. Si ce message a réussi à faire réfléchir et à aider ne serait-ce qu'une seule personne, quelle qu'elle soit, ce site Internet est déjà une victoire. Ce soir, ne regardez pas la télévision, appellez vos amis et votre famille (c'est vrai, un téléphone portable peut être utile), réunissez vous, faîtes un bon repas tous ensemble, riez, partagez et passez du bon temps.

Voilà quel était mon message. C'est assez simple en fait...
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