....l'auteur....

Rechercher....

.un Homme a dit.

"Une personne qui se laisse porter par le courant, sans idéaux ni convictions, devient quelque chose qui bouge plutôt qu'un être vivant."

Amiel (1821-1881).

"L'indifférence est le géant invincible de ce monde."

 Oudja, 'Sagesse, Esprit et Pathos', 1884.

...recommander...

Cliquez ici pour recommander ce blog

Vendredi 23 décembre 2005
Pourquoi George W. Bush a-t-il été a nouveau réélu à la présidence des Etats-Unis, après un premier mandant catastrophique : croissance en baisse, relations diplomatiques ravagées, enlisement dans une guerre meurtrière injustifiée, etc.
 
J’ai passé en 2003-2004 une année en Floride, en plein pendant la campagne américaine, et il faut bien se rendre à l’évidence : Bush n’aurait pas dû être réélu. Pas PU être réélu, même…
 
Imaginez qu’à la télévision, des chaînes montrent des documents que Bush avait falsifié, comme son certificat d’enrôlement dans l’armée (quelque chose de crucial aux US : un président doit avoir fait l’armée sinon il a pas de couilles et ne peut prétendre diriger une nation). Donc, le document officiel que Bush a raturé, puis fait photocopier, en changeant les noms, était la preuve qu’il cherchait à dissimuler le fait qu’il ait volontairement esquivé l’armée…
 
Bref, le genre de chose (document diffusé sur plusieurs chaînes de télévision en grandeur nature) qui vous flingue un homme politique à vie… D’autant plus que cette escroquerie était loin d’être la seule dénoncée. Il y a avait vraiment des opposants féroces à Bush.
 
Que s’est il passé alors ??
 
Georges W. Bush a tout simplement utilisé une technique de manipulation et de domination vieille comme le monde, mais ô combien efficace : LA PEUR. LA TERREUR.
 
Déjà à son époque (XVème), le Prince Machiavel connaissait le pouvoir de la peur. Quand on lui demandait si il préférait être aimé ou craint de ses sujets, il répondait : « Craint, parce que la peur est un sentiment plus solide que l’amour ». C’est exactement ce qu’il s’est passé durant ces élections : la peur de tout un peuple l’a remporté sur l’amour que pourrait porter un peuple envers un candidat.
 
Voilà quel a été l’outil de la victoire de George W. Bush : le système d’évaluation de la sécurité du territoire, présenté tous les jours sur toutes les chaînes de télévision entre la météo et les informations. J'ajouterai au passage qu'un président digne de ce nom, souhaitant préserver ses concitoyens (et son économie...), éviterait de les effrayer inutilement, et prendrait des mesures ponctuelles, mûrement réfléchies.
 
 
 
Cela n’a pas l’air bien méchant, pourtant c’est diablement efficace. Je peux vous assurer que les américains se gavent de télévision (un secret pour personne), et que les pauvres habitants d’un village de 200 personnes de l’Oklahoma (l’Amérique profonde) avaient peur d’être victimes d’attaques terroristes. Ils avaient dans leur village une sorte de réserve de carburant, de pompe qui alimente le village, et les types veillaient la nuit, fusil en main, pour monter la garde à plusieurs. Ils disaient que si un terroriste venait faire péter cette pompe, les dégâts seraient considérables…
 
Ce que je veux vous dire, c’est que cela n’est pas marrant du tout !! Parce que les mecs à la Maison Blanche, ça, ils le savent très bien. Ont-ils des psychologues dans leurs rangs ?? Des Spin Doctors (voir l’article sur les Spin Doctors). Ils font un joli site Internet pour présenter et légitimer ce système d’évaluation, mais ce système est uniquement un outil de communication qui sert à effrayer volontairement le peuple, pour le rendre plus malléable et manipulable, encore plus lorsqu’il s’agit de choisir un chef.
 
Et encore, cela ne s’arrête pas là !! Il y aurait tant de choses à dire sur cet épisode sombre de l’histoire US (sigh !). Le reportage, très sérieux, avec les mecs de l’Oklahoma qui font la garde la nuit, est diffusé en boucle sur Fox News (propriété de Rupert Murdoch, voir l’article sur Rupert Murdoch) et sur d’autre réseaux… ce qui crée un état de peur et de siège permanent.
 
Un dernier avantage de ce système de sécurité : dès que cela commençait à chauffer pour George W. Bush, que les accusations se faisaient trop pressantes et occupaient la une plus de 4 jours d’affilée, eh bien l’administration Bush, alors au pouvoir, faisaient monter la menace d’un cran. Par exemple, de « ELEVATED » vers « HIGH », avec bien sûr le dispositif policier approprié. Pour raviver la peur et détourner l’attention, bien sûr. Moi, ce genre de trucs ça m’écoeure.
 
J’ai vécu cette campagne présidentielle et je peux vous dire qu’effectivement rien n’est plus fort que la peur. Ce système de manipulation à très largement contribué à la victoire de Bush, ce que les Américains ont voulu choisir, c'est un est homme capable de les protéger, bien plus qu’un programme socio-économique. Tiens, c’était justement le positionnement de Bush pendant la présidentielle !!
 
George W. Bush n’a pas été réélu parce qu’il était apprécié de son peuple mais parce que son peuple avait peur. Et la peur, c’est un de ses métiers. Avec celui de manipulateur aussi (voir l’article sur les images subliminales)…
par Fraid publié dans : Techniques de manipulation
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mardi 13 décembre 2005
Voilà le genre de choses qui me donne l’envie de choper un fusil de chasse. 
 
 
 
Source : L'Express du 09/05/2005.
 
Les possédés du Rapido, par Henri Haget et Julien Félix.
 
 
«  Lancée en 1999, cette loterie de comptoir connaît un succès unique en France: plus de 2 milliards de chiffre d'affaires en 2004, 3,2 millions de joueurs et... quelque 50 000 dépendants! Une addiction très rapide qui inquiète médecins, associations et même la Française des jeux, qui a décidé de diminuer le montant des enjeux.
 
Il n'y a pas si longtemps, le petit monde interlope des joueurs de Rapido semblait faire partie du paysage. On les croisait le matin, à l'heure du café crème, on les retrouvait le soir, au moment de l'apéro. Souvent les mêmes, à la même place. On les prenait pour de vulgaires adeptes du Loto qui cochent une grille avant le boulot, une autre à la sortie des bureaux. On avait tout faux. Début mars, dans la plus grande discrétion, la Française des jeux a décidé, pour la première fois de son histoire, de brider la mécanique de l'un de ses jeux. La mise maximale par bulletin a été ramenée de 4 000 à 1 000 euros et le nombre de tirages auquel peut donner droit un seul et même bulletin limité à 50, contre 100 auparavant. Raison du coup de frein: le Rapido, présent dans 8 200 bistrots, peut rendre accro. Et il le prouve. Tous les jours.
 
Accro, oui, comme le tabac, le pinard ou l'héroïne. Ce n'est pas un hasard si c'est à l'hôpital Marmottan, temple parisien de la lutte contre la toxicomanie, que le médecin-chef Marc Valleur accueille, aujourd'hui, les joueurs dépendants. «Ils nous appellent. On leur dit: ici c'est le crack, la coke, l'héro. Ils répondent: OK, c'est bien pour ça qu'on vous contacte.» Selon le psychiatre, rien ne ressemble plus à un cocaïnomane qu'un damné du Rapido. «A l'inverse du parieur de Loto ou de la Loterie nationale, qui, jadis, rêvait de cocotiers en attendant son tirage hebdomadaire, le joueur de Rapido est en quête d'un flash d'adrénaline, d'une sensation forte et instantanée.»
 
[…]
 
Depuis deux mois, Jean-Charles, 53 ans, ancien directeur commercial au chômage, s'est mis au footing. Il court le matin et le soir. Jusqu'à épuisement. Pour ne plus penser au Rapido. Pour oublier qu'après deux ans de descente aux enfers - licenciement, séparation, ardoises auprès des banques et des copains - il a fini par voler un carnet de chèques à sa vieille maman. «Là, quand même, ça m'a fait peur.» Il lui est arrivé de dépenser la totalité de son allocation Assedic en quarante-huit heures, voire de perdre 1 700 euros en une matinée. «J'étais comme envoûté par le rythme hypnotique des tirages, englouti tout entier dans cette satanée télé.» Aujourd'hui, Jean-Charles vit chez sa mère, qui lui a pardonné. Il voudrait se soigner. Aller chez un psy. Mais il doit éponger 30 000 euros de dettes. Alors, il court. Pour rattraper sa vie.
 
[…]
 
Pour le reste, si le Rapido est régi par le hasard, la dépendance qu'il suscite n'a rien d'un coup du sort. La répétition mécanique des tirages, la convivialité plus ou moins sincère des patrons de bistrot, qui encaissent, au passage, 5% de la recette, et le phénomène d'alcoolisation de la clientèle composent une potion détonante. Lors de leur première consultation, Marc Valleur demande à ses patients de noter sur un carnet, chaque jour, combien ils jouent, combien ils perdent, et ce qu'ils boivent. La réponse est quasi immuable: «Mais je ne bois pas!» Le résultat, lui aussi, est imparable. A la cinquième bière, le stylo et les bonnes résolutions vacillent. Difficile de garder sa lucidité quand on passe trois heures d'affilée devant un comptoir. »
 
Fin de l’article.
 
 
Le Rapido est absolument ignoble. Un jeu ?? Comment les types de la Française des jeux ne se sont pas encore pendus? Ils batissent une stratégie marketing destinée à profiter de la crédulité et de la détresse des gens en s’appuyant sur l’alcoolisation (l’alcoolisme ?).
 
La crédulité, parceque les joueurs sont séduits par la formule "1 chance sur 5,5 de gagner", alors que c'est la ruine assurée. (Pour voir un calcul des probabilités de gagner : http://www.inrialpes.fr/sel/articles/rapido/rapido.html).
 
La détresse, parce que les accros du Rapido ont souvent des revenus modestes, et savent que la seule forece de leur travail ne leur permettra pas de réussir à monter dans la hiérarchie sociale ou de consommer tout ce qu’on leur fait miroiter… alros qu’ils suffit à certains de brailler deux semaines à la télé dans les reality show pour être starifiés et se faire un max d’oseille facile.
 
Ils s'appuient sur l'alcool pour retirer le dernier barrage à l'abandon total au jeu : l'esprit. Les hommes de marketing y ont réfléchi. L’engrenage est implacable : tu joues, tu perds, tu bois, tu joues, tu perds, tu bois, tu joues, tu perds, tu bois, tu PERDS. La Française des jeux GAGNE. Moi, ça me fait vomir ce genre de truc.
 
Comme si c'était pas suffisant : la Française des jeux se fait 2 milliards d'Euros sur le dos de pauvres gens, ok, mais le pire c'est que c'est une société d’économie mixte. Cela veut dire que la Fraçaise est contrôlée en partie par l'état, qu’une partie de ses recettes va directement à l’état... LE RAPIDO, C'EST L'ETAT !!
par Fraid publié dans : Techniques de manipulation
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mercredi 7 décembre 2005
L'image subliminale est une image qui est indécelable à l'oeil nu mais que le cerveau traiterait malgré tout.
 
En effet, le cerveau imprime 24 images à la seconde afin de se construire une perception visuelle fluide de notre environnement. En insérant une image parasite parmi les 24 qui défilent par seconde au cinéma (25 à la télévision), la persistance rétinienne ne se produit pas. L’oeil voit et le cerveau en est informé, mais en dessous du seuil de conscience. Par effet subliminal (du latin sub limen, sous la limite). La législation interdit ce type d'images dans la publicité.
 
Voici plusieurs exemples d’utilisation de l’image subliminale :
 
> 1988 : utilisation à des fins politiques.
François Mitterrand est réélu à la présidence. Mais le "Quotidien de Paris" lui reproche d'avoir bénéficié d'images subliminales contenues dans le générique du journal d'Antenne 2. Une imperceptible image du président avait été insérée dans le générique du journal télévisé d'Antenne 2 à l'automne 1987. Elle a été diffusée 2 949 fois jusqu'à son interdiction, en mai 1988. Cependant, le procès intenté pour "manipulation électorale" a été perdu, car l'image durait plus d'un vingt-cinquième de seconde (plus court qu’un vingt-quatrième de seconde), ce qui exclut la qualification de subliminale. 
 
 
 
 
> 2000 : utilisation à des fins politiques.
Lors des élections américaines de 2000, des personnes ont découvert par hasard une image subliminale glissée dans le spot publicitaire de Georges W. Bush. Cette image subliminale est en fait une insulte subliminale "rats" (= "ordure") alors que le spot est en train de faire référence au concurrent, Al Gore. Il s'avèrerait, selon les fabricants du spot, d'une erreur technique. Quoiqu'il en soit, selon une étude mené par Joel Weinberger, de l'université Adelphi (Etats-Unis), ce spot était susceptible d'augmenter les jugements négatifs des électeurs à l'encontre du candidat visé.  
 
 
 
 
> 2001 : utilisation à des fins commerciales.
Durant l'émission Popstars de Décembre 2001, un téléspectateur vigilant a découvert 33 images cachées de quelques milli secondes représentant un appareil photo jetable de marque  Kodak Fun. Dans tous les cas, le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) rappelle aux publicitaires le décret du 29 mars 1992 : "la publicité ne doit pas utiliser des techniques subliminales". 
 
> 2003 : utilisation à des fins commerciales.
M6 est à nouveau épinglée par le CSA pour avoir diffusé quatre soirs de suite dans le générique de l'émission "Caméra Café" une image subliminale représentant le logo de Freedent White, un chewing-gum de la marque Wrigley's et ceci, malgré les recommandations faites précedemment par le CSA en décembre 2001. Cette image réapparaît, dans les mêmes conditions, les 27, 28 et 30 mai 2003.
 
 
Alors la polémique fait toujours rage, à savoir si les images perçues sans conscience ont réellement des effets sur le comportement humain, débat qui s'appuie sur des recherches récentes et de nombreuses expériences.
 
Mais bien sûr, les informations nous parvenant étant très peu fiables ( !), on peut douter de la réponse qui nous sera fournie. Pour ma part, je ne regarde qu’une seule chose ici : l’enjeu financier et le risque. Si un candidat à l'élection présidentielle, poussé par des corporations qui financent sa campagne à coup de centaines de millions de dollars, utilise l’image subliminale au risque d’être découvert (l’exemple de Bush) et de mettre en péril son élection, c’est que cela marche.
par Fraid publié dans : Techniques de manipulation
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 3 décembre 2005
Source : Alternatives Economiques N° 232, janvier 2005.
 
Jusqu’où ira le neuromarketing ? par Dorothée Benoît-Browaeys.
 
 
 «  Pour accroître l’efficacité des campagnes publicitaires, les scientifiques repèrent, par imagerie cérébrale, les signaux (visuels, sonores…) qui déclenchent le plus d’envie, de plaisir… Les grands groupes comme L’Oréal, Altadis ou Camel testent ces outils d’investigation cérébrale depuis une dizaine d’années. Levi-Strauss, Alcatel, Ford ou encore Delta Airlines investissent, eux aussi, dans ces méthodes pour affiner leurs stratégies commerciales.
 
Les enjeux sont en effet colossaux, quand on sait que les dépenses de publicité ont atteint 30 milliards d’euros en France en 2003, soit 2 % du produit intérieur brut (PIB) et plus de 3 % de la consommation des ménages, selon l’Union des annonceurs. Mais c’est, bien sûr, d’abord aux Etats-Unis que ce mouvement est né et se développe.
 
Cette coopération entre scientifiques du cerveau et gens du marketing se structure autour d’alliances locales entre laboratoires publics et firmes privées. En septembre dernier, le congrès Neuroeconomics 2004 – qui s’est tenu à Charleston aux Etats-Unis – a impliqué des dizaines de chercheurs de Caltech, de Princeton, de Stanford, mais surtout du Centre hospitalier universitaire d’Emory à Atlanta, pionnier en la matière. C’est là, près du siège de Coca-Cola, qu’a été fondé en 2001 l’institut BrightHouse pour les sciences de la pensée. Cet institut propose des études neurophysiologiques à de grandes entreprises américaines, comme Pepperidge Farm, Kmart ou Home Depot.
 
Il s’agit d’enregistrer l’activité du cerveau d’un échantillon représentatif de volontaires, pendant que sont présentées des images de produits, de modèles ou d’activités. Les signaux, témoins de leurs préférences, sont repérés. La stratégie publicitaire vise alors à reproduire les activations cérébrales correspondant aux critères de plaisir.
 
 
 
Pour démonter les rouages de la décision d’achat, d’importants groupes de neurobiologistes scrutent ainsi le cerveau et publient des articles très savants sur la « zone du marché » ou sur les « zones de préférence au Coca ». Samuel McClure et Read Montague, directeur du laboratoire de neuro-imagerie humaine du Baylor College of Medicine de Houston (Texas) ont montré, par exemple, que les consommateurs optent plutôt pour le Coca-Cola – alors qu’ils préfèrent le goût du Pepsi – lorsque le nom de marque leur est donné. Ils mobilisent alors une partie avant du cerveau, le cortex préfrontal médian.
 
« Voilà donc le moteur du commerce », décrète Annette Schäfer, docteur en économie, dans un article publié dans le magazine Cerveaux et psycho en septembre dernier. « Ce cortex préfrontal médian nous fait aimer ce qu’aiment les autres. Arriver à le stimuler pourrait donc être un objectif majeur d’une parfaite campagne publicitaire », suggère l’auteur.
 
Reprenant la balle au bond, Clinton Kilts, directeur scientifique de l’Institut BrightHouse, estime que « si cette zone est activée à la vue d’un produit donné, il est probable que c’est ce produit que l’on achètera, car cette région correspond à l’image qu’on a de soi-même ».
 
 
 
Autre piste, celle ouverte en Allemagne par un groupe du Centre hospitalier universitaire d’Ulm (financé par DaimlerChrysler). Il a confirmé l’importance d’une zone cérébrale dite « de la récompense ». Dénommée noyau accumbens, elle est impliquée dans le plaisir : douze hommes soumis à des images de voitures haut de gamme ont manifesté une activation de ce noyau, d’autant plus forte qu’ils appréciaient la vue d’une voiture. »
 
Fin de l’article.
 
 
Je crois que tout est dit...  Ca vous fait pas bondir ça ??
 
Ce qui me gave, c’est que nous allons bosser la journée, nous marnons bien comme il faut, nous rentrons claqués à la maison et là : bouffe devant la télé… Vous avez vu les techniques publicitaires : je peux vous dire que j’ai une partie de ma famille qui est dans une secte depuis des années, et que la fatigue est un des ingrédients majeurs du lavage de cerveau.
 
Quand notre émission est interrompue net par la publicité, que le volume de la télé augmente pour nous sortir de notre torpeur, nous sommes réceptifs à 100%, parce qu’après une journée de boulot nous sommes avides de ces jolies images et de ces jolies musiques publicitaires, qui nous détendent parce que « pas besoin de réfléchir ».
 
Sauf que pendant ce temps, on vous fourre dans le crâne de manière malhonnête et carrément dégueulasse de nouvelles idées de consommation (qui prennent toute la place dans notre cerveau), des choses dont vous n’auriez même pas imaginé l’existence (désodorisant pour lave vaisselle...). Et on se lève le lendemain pour aller gagner de quoi les acheter.
 
Ce qui me gave encore plus je crois, c’est que la boucle est bouclée : nous, les contribuables finançons la recherche publique en neurosciences ; celle-ci vend le résultat de ses travaux aux corporations citées plus haut; grâce à ces recherches, les téléspectateurs sont plus efficacement matraqués et les consommateurs achètent davantage… Et les contribuables paient pour lutter contre l’alcool, le tabac, l’obésité, le surendettement, l’élimination des emballages…
 
Et dire que j’ai failli travailler dans la pub…
 
La solution ? Au départ, je me moquais des Casseurs de Pub dont la finalité était l’abandon de la télévision. Maintenant, j'en reviens. Je n’ai jamais vraiment regardé la télévision. Des films, oui, mais pas la télévision. Je commence à me rendre compte que c’est pas un mal…
par Fraid publié dans : Techniques de manipulation
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 3 décembre 2005
Voici un portrait rapide de Rupert Murdoch, cité dans un message précédent (les spin doctors).
 
Rupert Murdoch, 73 ans, de nationalité australienne puis américaine, avec une fortune personnelle estimée à 6,7 Milliards de Dollars  (Source : Forbes) est le dirigeant fondateur de groupe News Corporation.
 
 
 
Ce groupe possède entre autres Fox News, les quotidiens britanniques The Sun et américain New York Post ou encore la 20th Century Fox. A cet empire déjà colossal vient s'ajouter le bouquet satellitaire americain DirectTv. Des milliers de programmes aussi divers que variés diffusés à travers le monde entier sont contrôlés par un seul homme : Rupert Murdoch.
 
Fox News est la chaîne phare de Rupert Murdoch ; elle est le reflet de son propriétaire : abrutissante, arrogante, manipulatrice, chauvine et conservatrice. C'est la chaîne de la propagande de la guerre contre Irak et des faucons Bushiens. En politique intérieure, elle défend le droit de posséder des armes, la peine de mort et les opposants à l'avortement et en politique extérieure, elle soutient à fond la politique criminelle de Sharon, rejette le protocole de Kyoto etc.
 
Rupert Murdoch, le genre de gars que j'aimerais pas avoir à ma table...
par Fraid publié dans : Techniques de manipulation
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus